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Où pourrait se trouver le MH370?

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La question est habituellement posée comme si personne ne savait. En réalité, la position finale de l'appareil est contrainte par trois faisceaux de preuves indépendants qui concordent. Ce qui manque, c'est la précision, non la direction.

Le septième arc

Le terminal satellite du MH370 a échangé des signaux automatiques avec un satellite Inmarsat pendant près de six heures après la perte de contact. Chaque échange porte deux mesures exploitables : le temps de trajet du signal, qui donne la distance de l'appareil au satellite, et le décalage Doppler de sa fréquence, qui contraint sa vitesse et sa direction par rapport au satellite.

Une distance à un satellite définit un cercle à la surface du globe, non un point. Le dernier échange complet, à 08 h 11, définit le septième de ces cercles — le septième arc. L'appareil se trouvait quelque part dessus.

L'analyse Doppler, combinée à l'autonomie en carburant, a écarté la portion nord de l'arc, qui traverse l'Asie. Reste un segment sud s'étendant grossièrement au sud-ouest de l'Australie, long de milliers de kilomètres.

Les débris

Le flaperon de La Réunion et les pièces trouvées au Mozambique, en Tanzanie, à Madagascar et en Afrique du Sud constituent le deuxième faisceau. Des océanographes ont fait tourner à rebours des modèles de dérive à partir du lieu et de la date de chaque découverte, avec les données connues de courants et de vents.

Ces modèles pointent vers une origine dans le sud de l'océan Indien globalement compatible avec l'arc — non vers un point précis, mais ils excluent de larges solutions de rechange. Rien ne s'est jamais échoué sur les côtes australiennes, ce qui renseigne en soi sur les endroits où l'appareil ne se trouve pas.

L'analyse de fin de vol

Le troisième faisceau porte sur les dernières minutes. La transmission partielle de 08 h 19 correspond à un redémarrage du terminal satellite après une coupure d'alimentation — ce qui se produit quand les moteurs s'éteignent et que le groupe auxiliaire démarre. Cela situe la panne sèche très près du septième arc, et une descente non maîtrisée peu après, ce qui resserre le couloir de recherche de part et d'autre de l'arc plutôt que le long de celui-ci.

Pourquoi les recherches ont échoué

La zone fouillée est immense, extrêmement profonde — couramment quatre à six kilomètres — et comprend montagnes sous-marines, dorsales et fosses. Une grande partie n'a été cartographiée utilement pour la première fois que par les recherches elles-mêmes. Un champ de débris issu d'un impact à haute énergie peut être réduit et reposer dans un relief qui le dissimule au sonar.

Les recherches menées par l'Australie ont couvert environ 120 000 kilomètres carrés, et Ocean Infinity en a ajouté en 2018. Les deux cherchaient à des endroits défendables. L'absence de découverte sur une zone définie resserre les endroits possibles, d'où le déplacement des campagnes ultérieures le long et en travers de l'arc plutôt qu'un recommencement.

La réponse la plus probable

Au vu de l'ensemble des preuves : au fond du sud de l'océan Indien, dans un couloir du septième arc, très probablement dans une zone soit pas encore fouillée, soit fouillée avec un équipement qui l'a manquée dans un relief difficile. Cela représente un vaste volume d'océan. Ce n'en est pas un volume inconnu.

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