Le Boeing 707 ouvre l’âge du jet
Pan Am inaugure le service transatlantique en 707, ramenant New York–Londres à environ sept heures. En une décennie, le paquebot cesse pratiquement d'être un moyen de traverser l'Atlantique.
Les réacteurs réduisent de moitié les temps de trajet, et le gros-porteur réduit de moitié le coût par siège. Ensemble, ils font passer le voyage intercontinental d'un luxe occasionnel réservé à quelques-uns à une possibilité pour le plus grand nombre.
Pan Am inaugure le service transatlantique en 707, ramenant New York–Londres à environ sept heures. En une décennie, le paquebot cesse pratiquement d'être un moyen de traverser l'Atlantique.
Deux paris opposés sur l'avenir du transport aérien effectuent leur premier vol à quelques semaines d'intervalle : le Concorde mise sur la vitesse pour quelques-uns, le Boeing 747 sur la capacité pour le plus grand nombre. La capacité l'emporte nettement, et le 747 restera en production plus de cinquante ans.
Pan Am met le 747 en service sur la liaison New York–Londres. En transportant plus du double des passagers d'un 707, il fait chuter le coût par siège au point de rendre viable le long-courrier de masse.
British Airways et Air France lancent le service passagers supersonique à Mach 2, traversant l'Atlantique en environ 3 heures 30. L'appareil n'a jamais été rentable en soi, et aucun successeur n'a suivi.