Le premier vol à réaction
Le Heinkel He 178 vole grâce à un turboréacteur en Allemagne, quelques jours avant le début de la guerre. Frank Whittle au Royaume-Uni et Hans von Ohain en Allemagne étaient parvenus indépendamment à la même idée.
La Seconde Guerre mondiale industrialise la production d'avions et laisse derrière elle les aérodromes, les réseaux de navigation et les équipages formés sur lesquels se bâtiront les compagnies d'après-guerre. Elle produit aussi le turboréacteur — qui mettra encore dix ans à devenir assez sûr pour vendre des billets.
Le Heinkel He 178 vole grâce à un turboréacteur en Allemagne, quelques jours avant le début de la guerre. Frank Whittle au Royaume-Uni et Hans von Ohain en Allemagne étaient parvenus indépendamment à la même idée.
Chuck Yeager dépasse Mach 1 à bord du Bell X-1 au-dessus du désert Mojave, mettant fin à la conviction répandue qu'un appareil se disloquerait à vitesse transsonique.
Le de Havilland Comet entre en service comme premier avion de ligne à réaction au monde. En deux ans, trois d'entre eux se disloquent en vol. L'enquête établit une fatigue du métal partant des angles carrés des hublots — une conclusion qui a transformé la conception et les essais de tous les avions de ligne depuis.
Le CF-105 Arrow, intercepteur supersonique de conception canadienne jugé en avance sur son temps, est annulé par le gouvernement fédéral et les cellules achevées sont découpées. Près de 15 000 emplois disparaissent, et une grande partie des ingénieurs d'Avro Canada part aux États-Unis. Cela demeure la décision la plus débattue de l'aviation canadienne.