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Star Dust et le mystère STENDEC

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Le 2 août 1947, le Lancastrian Star Dust de British South American Airways disparaît en traversant les Andes de Buenos Aires vers Santiago. Onze personnes se trouvaient à bord. Sa dernière transmission en morse se terminait par un mot dénué de sens : STENDEC. L'opérateur de Santiago demande une répétition. Le mot est renvoyé deux fois, à l'identique, puis l'appareil disparaît.

Cinquante et un ans de rien

Les recherches de l'époque n'ont rien trouvé. Les Andes sont vastes, hautes et fortement englacées, et en 1947 il n'existait aucun moyen réaliste de les fouiller. L'appareil fut présumé perdu quelque part dans les montagnes, et STENDEC devint le genre de détail qui engendre des décennies de spéculation — anagrammes, extraterrestres, messages de détresse codés.

Le retour de l'épave

En 1998, des grimpeurs argentins sur le mont Tupungato découvrent des débris d'avion et des restes humains émergeant d'un glacier. Des expéditions de récupération confirment qu'il s'agit du Star Dust. Des moteurs Rolls-Royce Merlin, une hélice et des effets personnels sont identifiés.

L'emplacement était la clé. L'épave se trouvait sur un glacier bien en deçà de la position théorique de l'appareil, et la répartition indiquait un impact à grande vitesse contre la montagne — les débris ensuite emprisonnés dans la glace et transportés lentement vers l'aval pendant un demi-siècle avant d'émerger.

Ce qui s'est réellement passé

L'explication est météorologique. Le Star Dust volait au-dessus des nuages, dans l'une des premières générations d'appareils capables de croiser à ces altitudes, et il a très probablement rencontré le courant-jet — un phénomène à peine compris en 1947 et non pris en compte en navigation.

Un vent de face extrêmement fort aurait signifié que l'appareil avait parcouru bien moins de distance que ne l'indiquait l'estime. Croyant avoir franchi les Andes, l'équipage a entamé sa descente vers Santiago. Il se trouvait en réalité encore au-dessus des montagnes, et il est descendu dans le Tupungato.

Cela explique aussi le moment de la transmission STENDEC : c'était un message de routine annonçant une arrivée imminente, quelques minutes avant l'impact, envoyé par un équipage ignorant qu'il allait percuter une montagne.

Et STENDEC

L'explication la plus admise est prosaïque : une transmission morse rapide et mal reçue de STR DEC — abréviation de « en descente » dans le format de routine employé — mal entendue et transcrite en un seul mot. L'opérateur a demandé des répétitions et reçu ce qu'il croyait être la même chose, ce qui se produit quand chacun répète sa propre hypothèse.

Le mystère du Star Dust a duré 51 ans et s'est dissous en deux faits banals : un vent que personne ne connaissait, et une transmission que personne n'a tout à fait entendue.

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