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Combien de temps une balise sous-marine transmet-elle?

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Chaque enregistreur de vol porte une balise de localisation sous-marine, un petit cylindre boulonné à l'avant de l'unité. Elle s'active automatiquement à l'immersion et émet une impulsion acoustique — le « pinger » — à 37,5 kHz, environ une fois par seconde.

L'ancienne norme : 30 jours

Pendant des décennies, l'exigence était un minimum de 30 jours d'émission, à partir d'une pile devant aussi survivre à des années de dormance, à la pression des grands fonds et à l'impact ayant mis l'enregistreur à l'eau.

Trente jours, c'est long dans la plupart des accidents. Si un appareil tombe à l'eau près d'une côte, les secours sont sur zone en quelques heures et la balise est retrouvée largement dans sa durée de vie.

Deux fois, cela n'a pas suffi

Air France 447. L'épave se trouvait au milieu de l'Atlantique par environ 3 900 mètres. Les débris de surface furent retrouvés vite, mais la zone de recherche au fond était vaste et imprécisément définie. Des navires remorquant des hydrophones ont cherché, et les 30 jours ont expiré sans détection. Les enregistreurs furent finalement retrouvés près de deux ans plus tard par des véhicules sous-marins autonomes menant un levé systématique.

MH370. Bien pire. Il a fallu presque un mois rien que pour déterminer quel océan fouiller, au moyen de l'analyse des échanges Inmarsat. Le temps que les moyens soient dans la bonne région, les balises étaient en fin de vie ou au-delà. Des signaux acoustiques détectés en avril 2014 ont fait naître des espoirs avant d'être jugés étrangers à l'appareil.

Dans les deux cas, le facteur limitant n'était pas la conception de la balise mais le temps nécessaire pour définir où écouter.

Ce qui a changé

Deux exigences ont suivi.

Quatre-vingt-dix jours. La durée de vie des balises d'enregistreur est passée de 30 à 90 jours, triplant la fenêtre durant laquelle une zone de recherche localisée peut encore produire une détection.

Une seconde balise à plus longue portée. Les appareils effectuant de longues traversées maritimes doivent porter une balise supplémentaire montée sur la cellule elle-même, émettant à une fréquence bien plus basse — 8,8 kHz. Le son de basse fréquence se propage bien plus loin dans l'eau de mer : le pinger d'enregistreur à 37,5 kHz est détectable à quelques kilomètres, tandis que la balise de cellule à basse fréquence s'entend à des dizaines de kilomètres.

Cette différence compte énormément quand un navire remorque un hydrophone à travers des milliers de kilomètres carrés. Elle élargit d'un ordre de grandeur la largeur de fauchée utile.

Ce qu'il faut en retenir

Une balise n'est utile que si quelqu'un écoute dans sa portée pendant qu'elle émet encore. Les deux volets de l'amélioration s'y attaquent : plus de jours, et un cercle bien plus large. Ni l'un ni l'autre n'aide si personne ne sait de quel océan il s'agit — d'où l'importance supérieure des exigences de suivi instaurées en parallèle.

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